10 décembre 2009
Réforme/lycée : manifestation à Paris
AFP
10/12/2009 | Mise à jour : 15:49 |
Plusieurs centaines de personnes, surtout des lycéens, ont commencé à manifester aujourd'hui vers 15h00 à Paris contre la réforme du lycée, examinée au même moment en Conseil supérieur de l'éducation (CSE), tandis que 200 à 300 lycéens avaient défilé le matin à Toulouse.
A Paris, les lycéens, plus nombreux que les enseignants, ont entonné des slogans comme "A la poubelle, les réformes Chatel" ou "Assez de cette société qui n'offre que le chômage et la précarité". Les lycéens présents représentaient l'UNL et la Fidl et les enseignants les syndicats Snes-FSU et Cgt Educ'action.
Huit syndicats d'enseignants regroupés dans une coalition hétéroclite très attachée aux savoirs disciplinaires et allant du Snes au Snalc, appelaient à la manifestation, ainsi que la Fidl. L'UNL, première organisation lycéenne, appelait aussi à défiler, mais surtout contre la réforme de la formation des enseignants et les suppressions de postes.
09 décembre 2009
Besson reconnaît la "réalité" des contrôles au faciès
il y a 24 min
Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a reconnu ce mercredi sur RTL que les "contrôles au faciès" des jeunes étaient une "réalité". Les syndicats de police montent au créneau. Lire la suite l'article
Les contrôles d'identité faits au faciès? Une "réalité" d'après Eric Besson. Interrogé sur RTL, le ministre de l'Immigration a néanmoins rappelé que cette pratique est "largement combattue" et a regretté la "capacité d'autoflagellation" des Français.
"L'IGS (Inspection générale des services) est une instance qui fonctionne bien et qui sanctionne à ce titre 2500 policiers par an" a-t-il rajouté se disant "frappé" par "le républicanisme" des forces de l'ordre. Les syndicats de police de tous bords ont aussitôt dénoncé les propos du ministre.
"Dérapage verbal"
Jean-Claude Delage, pour Alliance (2e syndicat de gardiens de la paix) a parlé d "un dérapage verbal", tandis que Nicolas Comte, de l'Union SGP-FO/Unité police (1er syndicat) a jugé ces propos "inadmissibles".
Pour Dominique Achispon, du Syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire), ces "propos irresponsables ne vont pas calmer nos collègues qui sont à bout, notamment dans les quartiers difficiles où ils ont de plus en plus de mal à travailler".
Pour Bruno Beschizza, de Synergie (2e syndicat), les "contrôles de police sont liés au territoire, pas à l'ethnie" et "se font en fonction des lieux et du moment des missions".
"Les contrôles sont liés au territoire"
En juin 2009, une étude financée par l'Open Society Institute du milliardaire américain George Soros sur les contrôles d'identité policiers à Paris avait conclu que ceux-ci se fondent "principalement sur l'ethnicité" et non sur la base d'un comportement suspect.
Interrogée alors par l'AFP, la porte-parole de la préfecture de police de Paris, Marie Lajus, avait déclaré que "ce que l'on recherche, c'est à prévenir des délits ou des crimes commis" dans des lieux "criminogènes, avec des paramètres qui sont policiers et empiriques".
"Statistiqu... Lire la suite sur LEXPRESS.fr
Réforme du lycée: blocages à Lille
Réforme du lycée: blocages à Lille
AFP
09/12/2009 | Mise à jour : 10:58 |Quatre lycées de l'agglomération lilloise étaient partiellement bloqués ce matin, pour protester contre le projet de réforme du lycée, annonce le rectorat de Lille.
Sont concernés le lycée Yves Kernanec de Marcq-en-Baroeul, le lycée Valentine Labbé à La Madeleine et les lycées Fénelon et Baggio à Lille, partiellement bloqués avec des barrages filtrants. "Ce qui veut dire que les élèves qui le veulent peuvent rentrer au lycée", a précisé le porte-parole du rectorat.
Hier après-midi, près de 300 lycéens avaient manifesté dans les rues de Lille. Des barrages filtrants avaient été mis en place dans plusieurs lycées le matin. Les forces de l'ordre étaient intervenues aux abords du lycée Baggio, où quelques poubelles avaient été brûlées et deux ou trois voitures dégradées.
Un premier projet gouvernemental de réforme du lycée, l'an dernier, avait finalement été écarté, en raison de la mobilisation lycéenne.
08 décembre 2009
L'identité nationale par Eric Cantona
AFP
08/12/2009 | Mise à jour : 12:30 |
L'ancien attaquant international Eric Cantona a estimé aujourd'hui qu'être français ce n'est pas "chanter la Marseillaise" ou "lire la Lettre de Guy Môquet", mais d'abord être "révolutionnaire" face à un "système" qui contraint notamment des gens à vivre "dans la rue".
"Etre français est-ce que c'est devoir parler français, chanter la Marseillaise, lire la lettre de Guy Môquet? Ca c'est être con!", a-t-il lancé, interrogé sur son sentiment face au débat sur l'identité nationale, lors de la présentation à la presse de son livre de photographies de personnes mal logées réalisé pour la Fondation Abbé Pierre. "Je ne dis pas que chanter la Marseillaise c'est être con, mais bâtir tout ça (l'identité) sur ça...", a-t-il précisé.
"Etre français c'est être révolutionnaire, d'abord (...) On ne peut pas accepter tout ce qui se passe", a ajouté ce petit-fils d'immigrés espagnols et italiens, membre du Comité d'Amis et de Parrains de la Fondation. Les responsables politiques "balancent ce débat avant les élections. Tout le monde en a conscience mais (...) on leur sert la soupe car c'est ce qu'ils veulent", a-t-il dit. "Donc arrêtons d'en parler, et parlons de choses beaucoup plus sérieuses et beaucoup plus graves".
Evoquant son travail de photographe sur des Français privés de logement décent, il a jugé "inacceptable de voir ça dans un pays riche". "Ce qui m'inquiète", a-t-il poursuivi, "c'est qu'il y a des gens qui voient ces choses et qui s'habituent". "On s'habitue à ce système, à ce qu'il y ait des gens dans la rue, à tout ce qu'on nous balance à la télé, à la manipulation des politiques, à leur bourrage de crâne, à s'abrutir", a-t-il déclaré.
"Il faut se battre contre nous-même, contre nos idées reçues, contre la facilité", et "arrêter de se dire que tout ça fait partie du décor", dit-il.
L'ouvrage, "Elle, lui et les autres", est paru le 3 décembre aux éditions Desclée de Brouwer. Ce recueil de photographies en noir et blanc dépeint les situations d'exclus vivant dans des bidonvilles et des squats à Lyon, des chambres de 4 mètres carrés à Paris ou encore des baraques sous des ponts parisiens. Il montre aussi les centres d'accueil de jour de la Fondation Abbé Pierre.
07 décembre 2009
Lycée: huit syndicats mobilisés jeudi
AFP
07/12/2009 | Mise à jour : 18:04 |
Huit syndicats de l'Education nationale organisent une mobilisation contre la réforme du lycée jeudi, jour où elle doit être entérinée par le Conseil supérieur de l'éducation (CSE), selon un communiqué.
Le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, et d'autres organisations moins représentatives, Snalc-CSEN, Snep-FSU, Snetap-FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, Sud Education, SNCL-FAEN "apportent leur soutien aux initiatives prises par leurs sections dans les académies".
Une manifestation est prévue jeudi en direction du ministère de l'Education nationale au moment de la tenue du CSE avec dépôt d'un préavis de grève, indiquen-ils.
Ils "appellent les personnels à se réunir dans les établissements (assemblées générales, heures d'information syndicale...), à débattre du projet du ministre, à prendre position, à discuter des suites de l'action, ainsi qu'à rencontrer les parents d'élèves, les lycéens et leurs organisations".
Les syndicats rassemblés dans cette coalition hétéroclite, "réaffirment leur opposition résolue à ce projet, à son inscription à l'ordre du jour du CSE et en demandent l'abandon".
La Snes-FSU et le Snalc-CSEN sont opposés à ce que les horaires des disciplines (histoire-géographie, sciences physiques, etc.) soit "rognés" pour laisser place à "l'accompagnement personnalisé", deux heures hebdomadaires consacrées au travail en petits groupes: apprentissage de méthodes, expression orale, soutien ou approfondissement...
Routiers, cheminots, convoyeurs, enseignants: tous en grève?
il y a 1 heure 11 min
La semaine risque d'être pénible : les enseignants, les cheminots, les routiers, les convoyeurs de fonds mais aussi, les musées font ou menacent de faire grève...
Mais, que veulent-ils tous ?
Quand commenceraient les grèves ?
Comment le gouvernement pourrait les éviter ?
Petites explications...
Les convoyeurs de fonds :
En effet, les employés qui approvisionnent nos chers distributeurs de billets (les DABistes, dans le jargon de la profession) demandent une augmentation de leurs primes de risques.
Quelles solutions ?
Aligner leurs primes de risques sur celles des convoyeurs.
Sinon ?
Leur grève aura de bonnes chances de débuter le lundi 21 décembre.
Les IUFM :
Les Instituts universitaires de formation des maîtres se mobilisent ce lundi.
Pourquoi ?
A cause des projets ministériels de réforme de la formation des enseignants, qui réduiraient le temps de stage pratique des futurs enseignants.
Quelles solutions ?
Les IUFM, qui dénoncent fermement ces projets, veulent que le gouvernement prenne en compte les alternatives qu'ils proposent.
La SNCF :
A l'appel de la CGT, CFDT et UNSA, grève des cheminots, dès mardi.
Pourquoi ?
Ils réclament une amélioration des salaires mais aussi, de leurs conditions de travail.
Les cheminots s'opposent aussi aux modalités des restructurations.
Quelles solutions ?
La direction de la SNCF a prévu pour le début de la semaine des négociations.
Sinon ?
La grève nationale sera inévitable car, d'autres préavis de grève reconductible sont déposés.
Ceux-ci concerneraient les contrôleurs et les conducteurs.
Quand ?
Pour la CFDT-Fgaac, le vendredi 11.
Pour les autres syndicats le samedi 12.
Les musées :
Moins gênante au quotidien, les agents des musées et monuments nationaux ont décidé de poursuivre leur grève nationale.
Pourquoi ?
Le gouvernement, à l'aide de la Révision générale des politiques publiques, a décidé de restrictions budgétaires donc, des suppressions de postes.
Quelles solutions ?
Il semble ne pas y en avoir puisque, le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a déclaré jeudi sur France 2, que la réforme s'appliquerait.
Un départ à la retraite sur deux ne sera donc pas remplacé.
D'après le JDD, sur un effectif de 23 000 personnes, ce sont plus de 1000 emplois qui seront supprimés entre 2009 et 2011.
Alors mes z'amis, que pensez-vous de ces appels à la grève ou à la négociation ?
Quel mouvement risque de vous causer le plus de problèmes ?
Lequel ou lesquels passeront inaperçus pour vous ?
Accidents du travail: la taxation critiquée
lefigaro.fr
07/12/2009 | Mise à jour : 07:48 |
65% des Français sont opposés à l'imposition des indemnités journalières versées aux victimes d'accidents du travail. C'est le principal résultat d'un sondage Ipsos publié ce matin dans Le Parisien.
Les sondés s'opposent à une disposition adoptée le 13 novembre dernier à l'Assemblée nationale et soutenue par le gouvernement, qui prévoit de soulettre les indemnités à l'impôt sur le revenu pour "corriger une injustice sociale".
L'opposition au projet transcende les appartenances politiques puisque une majorité (51%) de sympathisants UMP sont défavorables à l'imposition. Du côté du PS, plus de 75% des symathisants manifestent leur désaccord.
La disposition doit être débattue aujourd'hui au Sénat. Les discussions s'annoncent houleuses puisque certains parlmentaires de la majorité ont d'ores et déjà manifesté leur opposition au texte. Plusieurs amendements ont été déposés pour supprimer la disposition.
06 décembre 2009
Appel contre la réforme des lycées
AP
05/12/2009 | Mise à jour : 21:15 |
Avant la présentation jeudi par le ministre de l'Education Luc Chatel de la réforme des lycées, une cinquantaine d'universitaires, d'artistes et d'homme politiques signent un appel contre la proposition de rendre optionnelle l'histoire-géographie en terminale S prévue dans le projet de loi.
"Il est impératif d'annuler cette décision, inspirée par un utilitarisme à courte vue, qui se trouve en contradiction avec les objectifs proclamés du système éducatif français sur le plan de la formation intellectuelle, de l'adaptation au monde contemporain et de la réflexion civique des futurs citoyens", déclarent les signataires de cet appel publié dans le "Journal du Dimanche".
Parmi les personnalités ayant signé cet appel figurent notamment les historiens André Kaspi, Jacques Le Goff et Michel Winock, ainsi que plusieurs politiques -les socialistes Martine Aubry, Laurent Fabius et Jack Lang, ou encore Cécile Duflot (secrétaire nationale des Verts) et Marielle Sarnez (vice-présidente du MoDem)- et des artistes -Abd Al Malik, Pierre Arditi ou Philippe Delerm.
Selon eux, l'éventualité de rendre optionnelle l'histoire-géographie en terminale scientifique "ne peut que susciter la stupéfaction par son décalage avec les nécessités évidentes de la formation des jeunes Français au début du XXIe siècle".
"A l'heure de la mondialisation, les futurs bacheliers scientifiques n'auraient donc nul besoin de se situer dans le monde d'aujourd'hui par l'étude de son processus d'élaboration au cours des dernières décennies, pas plus que par l'analyse de sa diversité et des problèmes qui se posent à la planète et à son devenir", ajoutent-il.
05 décembre 2009
Afghanistan/soldats:les Français contre
AP
04/12/2009 | Mise à jour : 21:17 |
Une forte majorité de Français (82%) est opposée à un engagement supplémentaire de la France en Afghanistan, selon un sondage, alors que les Etats-Unis ont demandé à leurs alliés des renforts sur le terrain.
Les Français sont 17% à se déclarer favorables à un engagement supplémentaire, et 1% ne se prononce pas, selon ce sondage Ifop réalisé pour "Sud-Ouest Dimanche".
- sondage réalisé les 3 et 4 décembre par téléphone et au domicile des personnes interrogées, sur un échantillon de 968 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
03 décembre 2009
Besson condamne les propos 'racistes' d'un maire UMP
Mr Besson ce débat puise son existence dans le racisme et la xénophobie!
il y a 11 heures 41 min
Le ministre de l'immigration, Eric Besson, a dénoncé, mercredi 2 décembre, des propos 'xénophobes' d'un maire UMP. Parlant de 'dérapages', le ministre 'dénonce' dans un communiqué 'des propos inacceptables' après que, 'en marge d'une réunion locale organisée dans le cadre du grand débat sur l'identité nationale, André Valentin, maire de la commune de Gussainville [40 habitants, ndlr], dans la Meuse, a déclaré publiquement : 'Il est temps qu'on réagisse, parce qu'on va se faire bouffer. Y en a déjà 10 millions, 10 millions que l'on paye à rien foutre.''
Actuellement en déplacement au Kosovo, M. Besson 'dénonce ces propos xénophobes qui sont intolérables et a sollicité le préfet de la Meuse afin d'envisager les suites qui devront y être données', selon le communiqué diffusé par son ministère. Dans une interview au Post.fr, André Valentin a précisé ses propos : 'Faire venir des immigrés, c'est possible, mais il faut leur donner un travail, un logement décent. (...) Si on en a besoin, pourquoi pas ? Si l'immigré travaille, qu'il ne me fait pas chier avec sa religion et qu'il respecte le drapeau français, ça ne me pose pas de problème.'
Eric Besson a par ailleurs exigé que le site Internet ministériel du débat sur l'identité nationale soit expurgé de 'messages racistes' ayant échappé à la vigilance de ses services. 'Si l'immense majorité des 40 000 contributions reçues sur le site Internet du grand débat sur l'identité nationale sont parfaitement respectueuses de nos principes républicains, un petit nombre d'entre elles présentent un caractère raciste et xénophobe', note le ministre.
Il admet entre autres qu''une dizaine de ces contributions ont échappé aux efforts de l'équipe de modération, qui avait reçu la consigne de supprimer ces messages racistes et xénophobes tout en veillant à éviter les accusations possibles de censure'. M. Besson 'en a exigé le retrait immédiat et a demandé qu'un onglet permettant aux internautes de signaler les contributions litigieuses soit inséré aujourd'hui même sur le site'.
