11 novembre 2009
Besson tacle Kouchner pour ses scrupules sur les Afghans expulsés
il y a 11 heures 33 min
Le ministre des Affaires étrangères a critiqué les expulsions forcées d'Afghans vers leur pays d'origine. Le ministre de l'Immigration rétorque que son cabinet a été associé à la décision. Lire la suite l'article
Divergence chez les ministres d'ouverture. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, a affirmé mardi son opposition à l'organisation de retours forcés dans leur pays d'Afghans en situation irrégulière en France, comme décidé récemment par son collègue de l'Immigration, Eric Besson. Tous deux sont issus du Parti socialiste.
"Je pense que ce ne n'est pas comme cela qu'il faut faire. Surtout quand on se bat là-bas. Je pense que ce n'est pas utile, je l'ai dit à Eric Besson (...), au président", a-t-il déclaré à la radio France Inter.
Bernard Kouchner pourra évoquer la situation en Afghanistan lors d'un débat parlementaire qui se tiendra, selon l'AFP, lundi 16 novembre à 14h30 au Sénat à la demande du groupe PS et du groupe PCF/Parti de gauche. Il sera accompagné du ministre de la Défense, Hervé Morin.
"Ce n'est pas comme cela qu'il faut faire" (Kouchner)
Bernard Kouchner a aussi souligné la nécessité de protéger en Afghanistan les Afghans contraints au retour, relevant qu'Eric Besson y avait pensé (notamment en proposant de payer une chambre d'hôtel aux Afghans reconduits à leur arrivée à Kaboul, ndlr) et que des ONG s'occupaient de cette question.
Une critique qui n'a pas plu à Eric Besson. "Je ne suis pas là pour polémiquer avec Bernard Kouchner et mes collègues du gouvernement", a répondu le ministre de l'Immigration, interrogé à la sortie du Conseil des ministres.
"Je rappellerai tout simplement d'abord que Bernard Kouchner était présent à New York dans la même pièce que le président de la République lorsque le président de la République a annoncé des retours forcés. J'imagine que s'il avait un désaccord majeur, il a eu l'occasion de s'en expliquer avec le président de la République", a-t-il ajouté.
10 novembre 2009
Les Français rejettent le grand emprunt
AFP
10/11/2009 | Mise à jour : 08:25 |
Les Français considèrent à 63% que la politique économique menée par le gouvernement est "mauvaise", soit autant qu'en octobre, selon un sondage BVA-Absoluce-Les Echos-France Info publié aujourd'hui. Selon l'enquête, 33% des personnes interrogées jugent "bonne" la politique économique du gouvernement (-1). 4% ne se prononcent pas.
Par ailleurs, 60% des personnes interrogées disent que la politique économique menée par Nicolas Sarkozy depuis le début de son mandat a été "globalement mauvaise", contre 37% qui considèrent qu'elle a été "bonne". 3% ne se prononcent pas.
Pour l'institut, il s'agit d'un "très mauvais bilan de mi-mandat sur le front de la politique économique pour Nicolas Sarkozy".
Le grand emprunt que souhaite lancer le président de la République reçoit le soutien de 39% des Français, alors que 54% le rejettent.
Enfin les trois quarts des Français (75%) considèrent que Nicolas Sarkozy "devrait tenir compte des critiques au sein de sa majorité en modifiant" les réformes critiquées au sein de sa majorité, contre 20% qui estiment qu'il ne doit pas céder, et 5% ne se prononcent pas.
Sondage réalisé par téléphone les 6 et 7 novembre auprès d'un échantillon de 1.012 personnes, selon la méthode des quotas.
Frédéric Lefebvre dénonce les "bassesses" du monde politique et des médias vis-à-vis de Nicolas Sarkozy
Hier, 19h57
Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a dénoncé lundi des "bassesses" venant du "monde politique" et du "monde de la presse" après des informations sur une intervention d'un conseiller de l'Elysée dans le cadre d'une demande de subvention de la société dont le fils du président Pierre Sarkozy est associé.
"Nicolas Sarkozy, dans ces deux ans et demi, a eu droit à des attaques de la part des commentateurs sur sa taille, sur sa femme, sur son premier fils, son second fils. J'imagine qu'on va pas s'arrêter là et que ce sera le chien la prochaine fois", a déclaré le porte-parole de l'UMP en marge d'une conférence de presse. "Et donc moi, je ne nourrirai pas ces bassesses qui viennent à la fois du monde politique mais aussi du monde de la presse", a-t-il ajouté.
"Ceux du monde politico-médiatique qui cherchent à nuire au président de la République, écoutez, je pense que les Français ont les yeux grand ouvert et qu'ils voient parfaitement de quelle manière un certain nombre de journalistes ou d'hommes politiques s'acharnent sur Nicolas Sarkozy", a-t-il conclu.
07 novembre 2009
67% des Français pour un emprunt limité
AFP
07/11/2009 | Mise à jour : 18:54 |
Deux Français sur trois (67%) souhaitent que le montant du grand emprunt soit limité car le pays est déjà très endetté, selon un sondage Ifop pour "Sud-Ouest dimanche".
Pour un tiers des personnes interrogées (32%), il faut à l'inverse que cet emprunt soit massif afin de pouvoir investir puissamment dans les secteurs d'avenir.
Sondage réalisé par téléphone du 5 au 6 novembre auprès d'un échantillon de 956 personnes constitué selon la méthode des quotas et représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
06 novembre 2009
Besson accueilli sous les huées à Sciences Po
il y a 3 heures 5 min
Eric Besson a le sens de l'humour. Hué par les étudiants de Sciences Po Paris, jeudi soir, lors d'une conférence sur la promotion de la diversité dans les entreprises, il a déclaré une fois reparti par la porte de derrière : «C'était sympa. Ça m'a permis de chanter la Marseillaise en arrivant ce qui ne m'était jamais arrivé dans cet amphi lorsque j'y étais étudiant.»
Attendu à 16 h30, le ministre est arrivé avec deux heures de retard. Pour l'accueillir, 150 étudiants irrités par le débat sur l'identité nationale et soucieux de le faire savoir. Et une banderole «Identité cassoulet».
«Rien que les termes du débat m'énervent. Pourquoi ne pas parler de citoyenneté ? Qu'est ce que ça veut dire Identité nationale», lance une étudiante, en équilibre sur une marche d'escalier. «Le débat est complètement faussé, on mélange tout, immigration et identité», enchaîne une autre, les cheveux en bataille.
«Ils ont verrouillé les entrées»
Dans les couloirs, ce jeudi soir, 150 élèves protestent à coups de «Besson Démission» ou de «Régulariser les sans-papiers.» On entend aussi, toutes les 2-3 minutes, «Travail, famille, patrie, c'est pas ça notre identité.»
«C'est ça qu'il appelle le débat ?», peste Andréa, 20 ans, la voix fatiguée d'avoir crié. Comme la plupart des élèves, elle vient de se faire refouler à l'entrée de l'amphi où se déroule la conférence. «C'est difficile d'avoir un débat quand on ne laisse pas les gens s'exprimer !», râle t-elle. «Ils ont verrouillé les entrées et on n'a même pas vu Eric Besson arriver. Il est passé par une porte de derrière, c'est courageux».
Plus malin, Mohamed, 18 ans, a réussi à se faufiler. Il raconte: «Quand Besson est rentré dans l'amphi, on a chanté la Marseillaise et on a déployé une banderole Besson Expulsion. Avant que le ministre prenne la parole, Jean-Paul Huchon (président socialiste du conseil régional... lire la suite de l'article sur Libération.fr
Le déficit de l'Etat a plus que doublé en un an
Ils sont entrain de mettre à genou notre beau pays!Sly
il y a 39 min
Mauvaise nouvelle pour les comptes publics. Mois après mois, le déficit du budget de l'Etat ne cesse de se creuser. En septembre, il s'est une fois de plus aggravé, à 125,8 milliards d'euros, contre un chiffre de 56,6 milliards à la même date en 2008. Le ministère du Budget indique néanmoins que l'évolution des recettes et des dépenses est en ligne avec les dernières prévisions communiquées au moment de la présentation du projet de loi de finances pour 2010. Lire la suite l'article
Au rang des accusés, on trouve bien sûr la mauvaise conjoncture au plan international. Le plan de relance, dont plus de trois quart de l'enveloppe globale a été utilisée, a pesé sur les comptes publics. «L'écart d'une année sur l'autre (69 milliards d'euros) s'explique principalement par le poids de la conjoncture économique sur l'évolution des recettes et, à hauteur de 29,9 milliards d'euros, par l'effet des mesures du plan de relance» a indiqué Bercy.
La relance et les mauvaises rentrées fiscales pèsent sur les comptes
Les rentrées dans les caisses de l'Etat sont en effet plus difficiles à réaliser que l'an dernier. Fin septembre, les rentrées du budget général s'établissaient ainsi à 169,7 milliards d'euros contre 221,6 milliards d'euros à la même date en 2008. Soit 51.9 milliards de moins.
Côté dépenses, celles-ci ont dans le même temps progressé de 8 milliards: elles atteignent 263,9 milliards d'euros contre 255,9 milliards d'euros au 30 septembre de l'année précédente. Une hausse entièrement imputable au plan de relance, dont le montant atteint 9.6 milliards d'euros au total.
05 novembre 2009
Rama Yade, politique préférée des Français
Je salue les moutons qui salue une politique qui tente d' etre vraie sans se masque qui empeche tout accord avec son fond intérieur!Sly
Figaro Magazine
05/11/2009 | Mise à jour : 18:59 |

En difficulté au sein de la majorité présidentielle, Rama Yade voit sa cote de popularité renforcée en novembre, suivie par Bernard Kouchner, Dominique Strauss-Kahn et Bertrand Delanoë. C'est ce que révèle le dermier baromètre politique du Figaro Magazine.

La cote de confiance de Nicolas Sarkozy est en baisse de 2 points pour atteindre 37%. Celle de François Fillon (39%) est en revanche en hausse.
Mitterrand en chute libre
Pas d'effets Le Pen
Tout en bas du classement, Jean-Marie Le Pen ne profite pas personnellement de la mauvaise séquence présidentielle. Malgré l'accumulation des polémiques (Roman Polanski, Frédéric Mitterrand, Jean Sarkozy...), le patron du Front national ne décolle pas, même si localement les dirigeants de l'UMP ressentent une poussée de l'électorat populaire en faveur du FN.
Le retour de Royal
Ségolène Royal serait-elle en train d'amorcer un retour en force ? En gagnant 3 points dans le baromètre de novembre, la présidente de Poitou-Charentes arrête une chute qui avait démarré au lendemain de sa défaite de mai 2007. Recentrée sur sa Région, moins pugnace sur les polémiques, mais toujours présente sur l'actualité sociale, Ségolène Royal s'est aussi détachée des batailles internes du Parti socialiste. Est-ce cette distance avec le PS qui lui permet de remonter ainsi, notamment à gauche ? En tout cas, elle redevient la personnalité de gauche la plus populaire parmi les sympathisants PS (55, + 4 points).
04 novembre 2009
Couvre-feu: "Trop, c'est trop" (Verts)
AFP
04/11/2009 | Mise à jour : 14:39 |
Les Verts ont dénoncé aujourd'hui l'idée de Brice Hortefeux de mettre en place un couvre-feu ciblé pour les mineurs délinquants de moins de 13 ans, estimant que le gouvernement, "irresponsable et aux abois", "dégainait dans tous les sens" à l'approche des élections régionales.
"Trop, c'est trop", a déclaré Djamila Sonzogni, porte-parole des Verts. "Est-ce que le gouvernement a des sondages secrets sur les résultats des régionales qui lui font tellement peur qu'il dégaine à tout va et dans tous les sens?", a-t-elle demandé, trouvant "la ficelle trop grosse".
Entre le "débat tronqué" sur l'identité nationale, le "débat à côté de la plaque sur la castration chimique", l'inefficacité du CV anonyme, le "couvre-feu" pour les délinquants mineurs, c'est un "gouvernement irresponsable et aux abois" qui gère le pays, affirme Sonzogni.
"Cela démontre l'échec de sept ans de politique sécuritaire" du président Nicolas Sarkozy a-t-elle ajouté.Pour les Verts, les solutions résident dans la "police de proximité", "la prévention" et "l'arrêt de la fragilisation de l'Education nationale".
Le couvre-feu pour mineurs délinquants vivement décrié
Flore Galaud (lefigaro.fr) avec AFP
04/11/2009 | Mise à jour : 12:15 |

Le ministre de l'Intérieur a lancé cette réflexion mardi soir à l'occasion d'une rencontre avec les élus de la majorité présidentielle. Crédits photo : AFP
Policiers, magistrats et politiques jugent «inapplicable» l'idée avancée mardi soir par Brice Hortefeux pour juguler la délinquance juvénile.
Démagogique, incantatoire, inapplicable…Les adjectifs ne manquent pas au lendemain de la suggestion de Brice Hortefeux d'instaurer un couvre-feu pour les jeunes délinquants. Le ministre de l'Interieur a en effet annoncé mardi soir qu'il souhaitait mettre en place une réflexion autour de cette pratique pour les mineurs délinquants de moins de 13 ans. «Je suis de plus en plus partisan d'une mesure qui aurait le mérite de la simplicité, de la lisibilité et de l'efficacité: qu'un jeune de moins de 13 ans qui aurait déjà commis un acte de délinquance ait une interdiction de sortie nocturne s'il n'est pas accompagné», a-t-il expliqué.
L'annonce a suscité de vives réactions mercredi matin. Il s'agit «d'une mesure totalement inapplicable qui s'inscrit une fois de plus dans une politique répressive», a expliqué la responsable du Syndicat de la magistrature (SM) Emmanuelle Perreux. Avec une telle idée, on «désigne ces enfants comme des boucs émissaires». Même son de cloche du côté de la juge pour enfants Hélène Franco, qui s'interroge : «comment reconnaître les enfants délinquants dans la rue ?».
«Une mesure de bon père de famille»
«C'est une mesure de bon père de famille qui va rassurer la population» mais «il faut nous donner les moyens, notamment juridiques, de pouvoir l'appliquer», a de son côté expliqué Patrice Ribeiro, secrétaire général-adjoint de Synergie (2ème syndicat d'officiers de police. «C'est une idée séduisante mais comment va-t-on faire pour l'appliquer ?» et «avec quels moyens?», renchérit Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance (deuxième syndicat de gardiens de la paix), qui évoque une «réduction d'effectifs» et une «surcharge de missions» de police.
«On se moque du monde», a de son côté jugé Martine Aubry sur RTL. Alors que le gouvernement, «dans le budget actuel, vient d'annoncer plusieurs milliers» de policiers et de gendarmes «en moins», «vous pensez vraiment qu'il va y avoir des policiers pour aller contrôler la nuit, s'il y a un jeune qui est dans la rue, s'il a moins de treize ans ou plus de treize ans, s'il a été condamné, et s'il peut sortir?», a critiqué la maire de Lille. Pour le député socialiste de l'Essonne Julien Dray, cette proposition «est non seulement quasi impossible à mettre en pratique, mais elle marque surtout une nouvelle étape dans la fuite en avant qui masque l'échec de la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy».
Côté UMP, pour l'instant, les réactions sont mesurées. Le député des Yvelines Pierre Cardo s'est ainsi déclaré «extrêmement réservé» sur la proposition du ministre de l'Intérieur, expliquant qu'elle posait un «problème de moyens».
03 novembre 2009
Des députés UMP partagent les réticences des sénateurs
il y a 11 heures 25 min
Les députés UMP sont très partagés sur le refus d'une partie de la majorité sénatoriale de voter «en l'état» la réforme de la fiscalité locale. Jérôme Chartier et Éric Ciotti se désolidarisent clairement de leurs collègues du Sénat . «Leur responsabilité de législateur, c'est d'examiner, voire de modifier le texte. Je trouve incompréhensible qu'ils annoncent d'emblée qu'ils ne le voteront pas», lance le premier, député du Val-d'Oise. Plus sévère encore, le second, président du conseil général des Alpes-Maritimes, dénonce une réaction «conservatrice et corporatiste». Le villepiniste Hervé Mariton s'interroge sur «une fronde qui vient un peu tard dans le débat» et qui relève, selon lui, «d'une logique de blocage ou de regret».
Brèche ouverte
Mais d'autres élus de la majorité, qui jugent la réforme «mal ficelée», sont prêts à s'engouffrer dans la brèche ouverte par les sénateurs. Jean-François Copé «comprend parfaitement les réserves» des sénateurs. Dans une interview publiée lundi dans Le Parisien, le patron des députés UMP a estimé que «la réforme de la taxe professionnelle est imparfaite» et que «le gouvernement doit entendre» les sénateurs.
Le villepiniste François Goulard prend aussi la défense des sénateurs qui «sont vraiment dans leur rôle» car «le gouvernement a mis la charrue avant les bœufs en lançant la réforme de la fiscalité avant celle des transferts de compétences». Nicolas Forissier renchérit : «Il faudra en 2010 un débat très approfondi sur la compensation de la taxe professionnelle.»
«Sur le fond, il y a un train d'atterrissage qui consiste à reprendre l'amendement de Marc Laffineur sur le barème de la future cotisation complémentaire (à partir de 152 000 € de chiffre d'affaires). Mais il faut surtout mieux préciser les bases de la réforme des collectivités territoriales», réclame Pierre Méhaignerie. Le président UMP de la commission des affaires sociales demande aussi au gouvernement d'«accepter, à la lumiè... lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
