10 décembre 2009
Les producteurs de lait menacent de s'allier aux routiers
il y a 9 min
Les producteurs de lait français, confrontés à l'effondrement des cours du lait, menacent de bloquer le pays avec les routiers, lesquels pourraient lancer une grève à partir de dimanche.
Le président de l'Association des producteurs laitiers indépendants (APLI), Pascal Massol, a déclaré jeudi que les producteurs envisageaient de "tout bloquer" pour obtenir un meilleur prix du lait.
"Au mois de janvier, si le prix du lait n'augmente pas, on va changer de tactique. On va tout bloquer", a-t-il expliqué sur France Bleu Périgord.
"On est en train par exemple de discuter avec les routiers. S'ils échouent, peut-être qu'ils vont venir avec nous. On a de quoi perturber les fêtes de Noël", a-t-il prévenu.
La crise du lait a été abordée jeudi lors d'une réunion de 22 ministres européens de l'Agriculture à Paris.
En marge des discussions, le ministre français de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a déploré l'attitude des producteurs de lait.
"Ce n'est pas la bonne méthode d'agir sous la menace ou sous la pression alors même qu'il y a des discussions, entre syndicats représentatifs et industriels, de façon à mieux payer les producteurs en 2010 qu'en 2009", a-t-il dit aux journalistes.
"Ce n'est pas à l'Etat de fixer les prix du lait. Ce n'est pas dans le bureau du ministère de l'Agriculture que se décide le prix du lait", a-t-il ajouté.
Pascal Massol a estimé de son côté que c'était "malheureux d'en arriver là" mais qu'il fallait que les producteurs puissent "sortir de l'impasse" et vivre de leur métier.
"Les gens ne vont pas commencer l'année comme ils ont fini celle-là. C'est intenable", a-t-il insisté.
Les producteurs de lait ont organisé en septembre, en France et en Europe, des grèves et des épandages massifs pour protester contre la chute des cours et réclamer des mesures de régulation du marché.
Les syndicats du transport routier réclament, eux, une revalorisation des salaires et des frais de déplacement. Ils menacent de bloquer l'accès aux dépôts de marchandises à partir de dimanche soir s'ils n'obtiennent pas satisfaction.
Les négociations menées depuis mercredi après la nomination d'un médiateur n'ont pas permis de dénouer le conflit.
Clément Guillou avec Claude Canellas à Bordeaux, édité par Gilles Trequesser
Hausse du chômage aux Etats-Unis
AFP
10/12/2009 | Mise à jour : 14:38 |
Les nouvelles inscriptions au chômage aux Etats-Unis ont augmenté contre toute attente au cours de la semaine close le 5 décembre, avec 474.000 dossiers déposés, selon les chiffres officiels publiés aujourd'hui à Washington.
Situation "très grave" en Grèce (UE)
AFP
10/12/2009 | Mise à jour : 14:13 |
La situation en Grèce, qui croule sous une énorme dette et inquiète toute l'Europe, est "très grave", a jugé aujourd'hui la ministre des Affaires européennes suédoise Cecilia Malmström, dont le pays préside l'Union européenne.
Après la Grèce, l'état de l'économie espagnole suscite l'inquiétude
il y a 56 min
C'est un sérieux coup de froid pour l'Espagne : l'agence de notation financière Standard and Poor's a abaissé, mercredi 9 décembre, de 'stable' à 'négative' sa perspective sur la note souveraine du pays, 'en raison de déficits fiscaux croissants'. Après avoir ramené en janvier la note de la dette à long terme du royaume de AAA (la plus haute) à AA+, elle le met en garde contre une nouvelle baisse d'ici à deux ans. Lire la suite l'article
Après plusieurs années de forte croissance, l'économie espagnole, frappée par la crise financière internationale et l'éclatement de sa bulle immobilière, est entrée en récession à la fin 2008, et n'en est toujours pas sortie, à la différence de la plupart des grands pays européens. Le gouvernement prévoit un déficit public atteignant 9,5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2009, alors que la limite imposé par le pacte de stabilité européen est de 3 %. Le chômage se rapproche des 20 %.
'De notre point de vue, la correction des importants déséquilibres budgétaires et économiques de l'Espagne nécessite des mesures fortes, qui ne se sont pas encore matérialisées', estime l'agence de notation dans un communiqué pour justifier le placement sous surveillance négative. Tout en reconnaissant qu'il n'y a pas urgence : Standard and Poor's pourrait revoir sa position 'si le gouvernement annonce des mesures budgétaires concrètes que nous jugeons crédibles pour atteindre un excédent primaire annuel de 2 % ou plus d'ici la fin de la période de prévisions en 2012'.
Le ministère de l'économie espagnol a indiqué qu'il 'respecte' la décision mais 'ne la partage pas'. Les marchés ont, eux, réagi par la négative : l'indice Ibex-35 de la Bourse de Madrid a terminé la journée de mercredi en nette baisse, perdant 2,27 % à 11 541,2 points. L'euro est, lui, tombé dans la journée au plus bas depuis un mois, sous 1,47 dollar. Une conséquence notamment des mises en garde adressées ces derniers jours par les agences de notation : outre l'Espagne, la Grèce et le Portugal ont été visés, ainsi que, dans une moindre mesure, la Grande-Bretagne.
Routiers: les syndicats quittent la table
AFP
10/12/2009 | Mise à jour : 07:02 |
La perspective d'éviter une grève s'éloigne. Peu avant minuit mercredi soir, après dix heures de discussions, les syndicats de routiers ont quitté en colère la table des négociations salariales. Ils réagissaient ainsi à la proposition de Dominique Bussereau, de réduire d'environ 100 millions d'euros la taxe carbone pour les entreprises du transport routier.
Le secrétaire d'Etat aux transports a présenté sa proposition comme "un geste de l'Etat pour faciliter le dialogue". Les organisations patronales avaient demandé des aides au niveau des charges sociales, une défiscalisation des heures supplémentaires et une remise sur la taxe carbone, qui s'éleverait selon la FNTR, première organisation patronale du secteur, à 400 millions d'euros.
"On nous prend pour des cons, on va aller au conflit, c'est tout", s'est exclamé Gérard Martinez (FO). Selon lui, les 100 millions proposés permettraient au patronat d'augmenter les salaires de seulement 1%, alors que les syndicats réclament des hausses minimales de 4% des salaires. Le patronat se dit prêt à concéder une augmentation de l'ordre de 2%."On a affaire comme d'habitude à des patrons qui se comportent comme des chasseurs de primes", qui "ne pensent qu'à une seule chose: se faire payer les salaires par quelqu'un d'autre", a lancé Maxime Dumont (CFDT). "Ils n'ont fait aucune proposition, aucune concession (...) Les salariés ont fait des propositions, l'Etat en a fait, de l'autre côté on a un mur".
Plus tôt dans la journée, les négociations semblaient pourtant bien s'engager. Les médiateurs, nommés par Dominique Bussereau, auraient proposé comme base de discussion des augmentations de salaires de 3% et de 4%, selon les coefficients horaires, et de 2% pour les frais de déplacement. Le secrétaire d'Etat avait également proposé la tenue "d'états-généraux du transport" en janvier, pour mettre à plat l'ensemble des problèmes du secteur.
Les syndicats doivent se réunir aujourd'hui à 14h, pour décider s'ils reviennent ou non à la table de négociations pour une nouvelle séance, prévue à 16h. Faute d'accord avant vendredi, les routiers menacent de bloquer à partir de dimanche soir des entrepôts de la grande distribution. Un mouvement que le gouvernement souhaite empêcher, à quelques jours des fêtes de fin d'année.
Routiers: mise en garde de Bussereau
AFP
10/12/2009 | Mise à jour : 09:31 |
Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau a mis en garde ce matin les syndicats et patrons routiers contre les "attitudes jusqu'au boutiste" car "les Français s'en souviendront".
"Le gouvernement a fait un geste qu'on lui avait demandé dès l'ouverture des négociations" à savoir une exonération partielle de la taxe carbone pour la partie patronale, a rappelé sur i>télé Dominique Bussereau. "Maintenant, c'est un problème de négociations salariales".
"Dans le transport routier, ce sont des gens sérieux", a assuré le secrétaire d'Etat aux Transports, qui s'est déclaré "persuadé que la bonne volonté l'emportera". "Cet après-midi à 16h, les négociations reprendront, je crois qu'ils (syndicats NDLR) viendront".
"Le gouvernement s'en est mêlé parce que j'en avais assez que ces gens ne se parlent pas et qu'on débouche sur une grève. S'il y a un conflit, nous aurons tout fait pour l'empêcher et les Français ne pardonneront pas à ceux qui n'auront rien fait pour l'empêcher", a-t-il lancé.
Et de marteler que "s'il y a de la part des uns ou des autres des attitudes jusqu'au boutiste, les Français s'en souviendront".
"Il ne faut pas bloquer les plate-formes" comme le menacent les syndicats si un accord n'est pas trouvé d'ici à dimanche. "La reprise économique est fondée sur la consommation des ménages. Si en plein moment de consommation des ménages, des fêtes de Noël, on stoppe la machine, c'est un coût économique terrible", a-t-il conclu.
09 décembre 2009
La Grèce au bord du précipice
La Grèce en état d'alerte : les agences de rating doutent de la capacité de l'Etat à faire face à ses obligations financières, la notation du pays a été dégradée hier mardi. La Commission européenne surveille la situation de très près et presse le gouvernement grec à réduire son déficit.
C'est un peu la fable de la cigale et la fourmi : la Grèce a mené grand train de vie, elle se retrouve aujourd'hui avec un déficit de plus 12% du PIB (le double de la Belgique) et un endettement qui dépasse les 110%. Les agences de notation, qui évaluent la capacité des Etats ou des entreprises à rembourser leurs dettes, commencent a douter de la résistance du pays.
L'agence Standard and Poor's avait déjà placé la Grèce sous surveillance, mardi c'est Fitch Ratings qui a carrément dégradé la notation du pays. Un mauvais bulletin qui coûtera cher : la Grèce devra payer plus cher pour se refinancer. Chaque fois qu'elle empruntera à 10 ans, elle paiera plus de 5% d'intérêt (contre 3% à l'Allemagne).
La Grèce n'avait pas besoin de cela
Par ailleurs, les quatre plus grandes banques du pays ont elles aussi été déclassées et elles auront du mal à obtenir des liquidités auprès de la Banque centrale européenne. La Commission ne cache pas son inquiétude, ce qui touche un pays nous concerne tous, a t-elle dit hier en substance. La Grèce met la crédibilité de la zone Euro en question.
Bruxelles invite donc l'Etat grec à prendre rapidement des mesures pour réduire son déficit public. Pas de quoi rassurer l'opinion dans un pays socialement explosif.
Françoise Gilain
Les routiers négocient, maintiennent leur ultimatum
il y a 4 heures 57 min
Les transporteurs routiers, qui ont engagé d'ultimes négociations avec le gouvernement sur leurs revendications salariales, maintiennent leur exigence d'un accord d'ici vendredi sous peine d'une grève.
Les syndicats (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC) représentant les quelque 610.000 salariés du secteur menacent de bloquer les entrepôts de livraison de marchandises à partir de dimanche 21h30.
Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau et les médiateurs qu'il a nommés lundi ont entamé à 08h30, dans une annexe du ministère des Transports, des discussions qui s'annoncent longues.
Les médiateurs ont notamment proposé une revalorisation de 4% pour les bas salaires et 3% pour les niveaux intermédiaires, a précisé à la presse Maxime Dumont, secrétaire général de la CFDT Transports, lors d'une pause.
Les organisations syndicales dénoncent le gel des salaires imposé depuis deux ans par le patronat, qui invoque les répercussions de la crise sur le secteur.
Elles réclament le passage à un salaire de dix euros brut de l'heure pour les coefficients les plus élevés, 4% d'augmentation pour toute la grille et 3% d'augmentation pour les frais de déplacement.
Elles demandent en outre une protection sociale conventionnelle pour tous et la généralisation du 13e mois.
Selon Gérard Martinez, de Force ouvrière, Dominique Bussereau a évoqué mercredi matin "une refonte générale de la convention collective" qu'il juge "obsolète".
"L'urgence, ce sont les salaires et les frais", a dit le représentant syndical à la presse, en précisant que le climat des négociations était "tendu".
"Il faut d'ici vendredi matin qu'il y ait un accord qui soit paraphé par les organisations syndicales et patronales sur les salaires et les frais. A ce moment-là, on appellera à lever le mouvement", a-t-il dit.
La Fédération nationale des transports routiers (FNTR) a déclaré mardi, par la voix de son délégué général Jean-Paul Deneville, qu'elle était prête à des concessions sur les salaires.
La FNTR serait disposée à 2% d'augmentation pour les bas coefficients.
Gregory Blachier, édité par Sophie Louet
08 décembre 2009
Les Français soutiennent les routiers
AFP
08/12/2009 | Mise à jour : 07:20 |
Près des trois quarts des Français (73%) jugent justifié le futur mouvement de grève des routiers pour une hausse de leur salaire horaire de 9,16 à 10 euros, selon un sondage BVA-Absoluce rendu public ce matin par Les Echos et France Info.
A la question "l'intersyndicale des routiers appelle à un mouvement de grève illimité à partir du 13 décembre; les syndicats réclament notamment un taux horaire revalorisé de 9,16 euros à 10 euros; vous, personnellement, trouvez-vous ce mouvement justifié?", 22% répondent "tout à fait", 51% "plutôt", 13% "plutôt pas" et 10% "pas du tout" (4% sans opinion).
A titre de comparaison, selon des chiffres de BVA, les soutiens les plus forts à un mouvement social dans les quatre dernières années étaient intervenus en mars dernier, lors de la journée d'action du 19 mars et des grèves en Guadeloupe (78% dans les deux cas) et le plus faible en octobre 2007 lors des grèves RATP et SNCF contre la réforme des régimes spéciaux de retraite (43%).
4 tentatives de suicide chez Pôle emploi
lefigaro.fr
08/12/2009 | Mise à jour : 08:35 |
Quatre tentatives de suicide par ingestion de médicaments ont eu lieu ces deux dernières semaines parmi les agents de Pôle emploi, révèle ce matin Le Parisien. Le quotidien précise que l'agence publique avait déjà connu cinq tentatives de suicide depuis le début de l'année. Citant la direction du Pôle emploi, il précise que les jours de ces quatre fonctionnaires ne sont pas en danger et que des enquêtes sont en cours.
Le syndicat Force ouvrière exige "des mesures urgentes afin d'arrêter cette spirale infernale et réitère sa demande, à savoir la suspension immédiate du déploiement des sites mixtes, de l'accueil commun et de l'entretien unique". Une requête déjà repoussée par Nicolas Sarkozy le 23 novembre dernier.
De son côté, le Pôle emploi indique avoir envoyé un questionnaire sur le stress à ses 45000 agents, "en cours de dépouillement".
07 décembre 2009
Le surendettement augmente en France
AFP
07/12/2009 | Mise à jour : 10:09 |
L'endettement moyen par dossier de surendettement continue à augmenter et atteignait 41.685 euros fin septembre, indique ce matin la Banque de France sur son site, soit une hausse de 16% par rapport à fin septembre 2008.
Sur l'ensemble des dossiers déposés au cours des trois derniers mois, 89% comprennent au moins un crédit renouvelable, un proportion qui progresse légèrement par rapport aux dossiers déposés sur le trimestre précédent (86%).
Au total, le nombre de ménages "ayant bénéficié ou étant sur le point de bénéficier d'une mesure destinée à remédier à leur état de surendettement", atteint 744.189 à fin septembre, en hausse de 5,9% par rapport à fin septembre 2008.
