27 novembre 2009
Copenhague : Nicolas Sarkozy critique implicitement Barack Obama
il y a 2 heures 16 min
L'ambiance est de plus en plus tendue à quelques jours de l'ouverture de la conférence de Copenhague. Jeudi soir, Nicolas Sarkozy a implicitement critiqué la décision de Barack Obama de se rendre dans la capitale du Danemark le 9 décembre et non les 17 et 18, comme le feront les autres chefs d'État. "Cela va être difficile de faire un sommet intermédiaire et je ne voudrais surtout pas que ce soit discourtois à l'endroit des Danois et des soixante-six chefs d'État et de gouvernement qui ont déjà donné leur accord pour participer à la conférence", a-t-il affirmé. Le président de la République française s'est toutefois empressé de "rendre hommage au courage du président Obama", qui, à l'instar des autorités chinoises, a annoncé un objectif chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre : 17 % en 2020 et 42 % en 2030. Pékin a pour sa part annoncé jeudi vouloir baisser son "intensité carbonique" (émissions polluantes par unité de PIB) de 40 à 45 % d'ici 2020 par rapport à 2005. "Les dernières déclarations de Barack Obama et des dirigeants chinois sont extrêmement encourageantes pour faire de Copenhague un succès", a affirmé Nicolas Sarkozy, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.
Les deux chefs d'État se sont retrouvés jeudi à Manaus, au Brésil, pour un sommet amazonien ramené à sa plus simple expression par l'absence de la grande majorité des chefs d'État concernés. Les présidents français et brésilien veulent faire monter les enchères à dix jours de la conférence de Copenhague sur le climat, en convainquant les pays de l'Organisation du traité de coopération amazonienne (OTCA) de se joindre à leur croisade en faveur d'un accord contraignant. Dans un document commun rendu public le 14 novembre à Paris, les deux hommes demandent une "réponse globale immédiate" et posent les conditions d'un accord à Copenhague. Nicolas Sarkozy et Lula entendent rallier le plus de pays possible à cette "bible climatique" pour faire...... lire la suite de l'article sur Lepoint.fr
24 novembre 2009
Nicolas Sarkozy juge que la stratégie du PS le sert
il y a 1 heure 24 min
À malin, malin et demi. La riposte de l'UMP à l'offensive de Martine Aubry en faveur de la régularisation des immigrés clandestins «exploités» a été mise au point à l'Élysée, lundi matin. «On a une chance folle que Martine Aubry ait remis sur la table la régularisation des sans-papiers», a expliqué Nicolas Sarkozy à ses lieutenants, en leur demandant d'«y aller à fond la caisse» sur ce terrain. Le président est conscient depuis plusieurs semaines de la nécessité de renouer d'ici aux régionales avec les thèmes qui ont fait le succès de sa campagne présidentielle.
D'où le lancement du débat sur l'identité nationale, qui, comme il le prévoyait, a semé la discorde à gauche. Ce qu'il n'osait espérer, c'est que les socialistes, sur leur lancée, aillent jusqu'à prôner le retour à une politique condamnée en son temps par une majorité de Français.
Le danger, pour l'UMP, c'est que le Front national, déjà en mesure de se maintenir au second tour dans au moins huit régions, selon les sondages, soit au final le principal bénéficiaire de la stratégie du PS. Outre la régularisation des sans-papiers, Martine Aubry a agité un autre chiffon rouge devant l'électorat FN en souhaitant que les homosexuels puissent se marier et adopter des enfants. «Nous n'avons, nous, jamais instrumentalisé l'extrême droite comme l'ont fait à une époque, et ils s'en sont vantés, certains socialistes», a remarqué Xavier Bertrand lundi sur RMC . Le secrétaire général de l'UMP a jugé «honteux» le discours de Martine Aubry.
Il a approuvé le projet Besson-Darcos visant à «durcir les sanctions» contre les entreprises employant des immigrés en situation irrégulière, en rappelant la volonté du gouvernement d'être «intraitable avec l'immigration clandestine» : «Il n'est pas question d'assouplir les règles de régularisation. Toutes les personnes qui sont ici sans titres, sans papiers, qui sont entrées clandestinement, doivent être renvoyées, c'est la seule façon de réussir la parfaite intégration d... lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
21 novembre 2009
Les maires boycottent la réception de l'Elysée
il y a 5 heures 18 min
Les maires ne désarment pas. Ils seront plusieurs centaines, ce matin, à boycotter la réception qui leur est offerte à l'Elysée.
Pour débattre des projets de réformes de la fiscalité et de l'organisation territoriale, Nicolas Sarkozy a invité les bureaux des associations départementales de maires, soit environ 700 personnes. Mais de nombreux élus ont décidé de rester chez eux. «Je ne vais tout de même cautionner une régression» se justifie Jean-Pierre Maggi, maire PS de Velaux (Bouches-du-Rhône). Son homologue Sébastien Jumel (PCF) a lui aussi fait le choix de rester dans sa mairie de Dieppe (Seine-Maritime) : «L'Elysée ne me donne aucune garantie que je pourrai m'exprimer», explique-t-il.
En boycottant l'Elysée, les maires entendent aussi protester contre «la dérobade» de Nicolas Sarkozy. Invité à s'exprimer cette semaine devant le congrès de l'association des maires de France (AMF), le chef de l'Etat a décliné pour cause d'agenda surchargé. «C'est avec surprise que tous les élus de France ont pu constater qu'il a trouvé la disponibilité d'assister au match France-Irlande d'hier soir», s'est indigné le secrétaire général de l'AMF André Laignel (PS).
Sept cents maires ceints de leurs écharpes tricolores débattant avec Nicolas Sarkozy: avec cette belle image républicaine, l'Elysée voulait mettre en scène une réconciliation. Mardi, devant le congrès de l'AMF, François Fillon avait présenté une série de concessions pour démontrer que l'exécutif ne cherchait pas à «vassaliser» les collectivités territoriales. Accueilli par des sifflets, il a ensuite pu s'expliquer sans être interrompu. Déjà presque un exploit. Alors pour que la réception de l'Elysée ne tourne pas au fiasco, des préfets ont réquisitionné, in extremis, quelques maires de bonne volonté. Après une courte introduction, le chef de l'Etat a prévu, selon son entourage, de répondre «à toutes... lire la suite de l'article sur Libération.fr
20 novembre 2009
Sarkozy aux maires: "Je voudrais vous présenter mes excuses"
il y a 15 min
Où? Ce vendredi matin, devant les 700 maires réunis à l'Elysée.
Contexte: Officiellement en déplacement en Arabie Saoudite, Nicolas Sarkozy a été invité au congrès des maires, mardi dernier. Mais il n'est pas venu "pour ne pas affronter un mouvement d'humeur des maires", selon une source gouvernementale, citée par Le Monde. Autrement dit, pour ne pas se faire siffler par les élus, mécontents de la suppression de la taxe professionnelle.
À sa place, Nicolas Sarkozy a envoyé François Fillon, seule victime du mécontentement des élus. Comme on pouvait le prévoir, le Premier ministre s'est donc fait copieusement siffler à son arrivée, comme l'an dernier. Et comme un symbole, de nombreux élus criaient: "Où est Sarko? Où est Sarko?".
(Source: i-Télé)
Pourtant, comme la souligné Le Post jeudi, en 2008, Sarkozy "n'imaginait pas" qu'un président puisse se dérober devant les maires. (voir l'article et la vidéo)
Bonus-track: "Nous avons engagé une réforme majeure et ce n'est pas mon genre de ne pas faire face à mes responsabilités", en référence à la réforme des collectivités territoriales.
18 novembre 2009
Mais que fait Sarkozy en Arabie Saoudite?
il y a 1 heure 15 min
Ce lundi après-midi, le Premier ministre François Fillon s'est fait copieusement sifflé par les maires de France réunis à la Porte Versailles pour leur congrès annuel.
Plusieurs sujets fâchent les élus locaux et le gouvernement: la suppression de la taxe professionnelle ainsi que la réforme des collectivités territoriales.
Mais où se trouve Nicolas Sarkozy?
Nicolas Sarkozy comme l'indique Europe1 est actuellement en visite officielle à Ryad pour une durée de 24 heures.
Des conseillers de l' Elysée affirment au micro d' Europe 1 que Nicolas Sarkozy a habilement évité le piège tendu par les élus socialistes .
Nicolas Sarkozy se rattrapera vendredi en recevant à l'Elysée 700 maires.
Par aileurs L'Express affirme que Nicolas Sarkozy effectue une visite d'amitié à caractère semi -privée.
L'Express ajoute qu'il n'y a aucun ministre, aucun chef d'entreprise dans la délégation française.
17 novembre 2009
Québec: le "lâchage" de Sarkozy dénoncé
AFP
17/11/2009 | Mise à jour : 08:42 |
L'ancien premier ministre indépendantiste du Québec Jacques Parizeau dénonce vigoureusement, dans un livre publié hier à Montréal, ce qu'il qualifie de "lâchage" de la province francophone par le président français Nicolas Sarkozy.
Dès la première phrase de son livre intitulé "La souveraineté du Québec, hier, aujourd'hui et demain", M. Parizeau reproche à Nicolas Sarkozy d'avoir affirmé "sa foi dans l'unité canadienne et son rejet de l'indépendance du Québec". Il fait allusion, notamment, à des déclarations en faveur de l'unité du Canada et contre le "sectarisme", faites début février à Paris par le chef de l'Etat français. Il y voit "un véritable scandale, quelque chose de littéralement insensé, une caricature des rapports de la politique et de l'argent".
Plus loin, il affirme que la position du président français s'explique essentiellement par ses liens avec le milliardaire canadien Paul Desmarais, fédéraliste convaincu, qui, dit-il, a "récupéré" Nicolas Sarkozy au moment où ce dernier "n'existait plus", ayant soutenu Edouard Balladur contre Jacques Chirac dans la course à la présidence de la République. "Il faut lire les propos dithyrambiques avec lesquels le président français souligne les services que Paul Desmarais a rendus, non pas à la France, mais au nouveau président. La reconnaissance de l'un à l'égard de l'autre va complètement bouleverser la donne des rapports entre le Québec, la France et le Canada", écrit M. Parizeau, premier ministre québécois de septembre 1994 à janvier 1996 et artisan du référendum du 30 octobre 1995 qui a rejeté par une faible marge le projet souverainiste.
13 novembre 2009
Nicolas Sarkozy puise dans le nationalisme un ressort électoral
il y a 6 heures 31 min
Maurice Barrès, nouvelle arme électorale de Nicolas Sarkozy? S'il se veut à rebours du nationalisme barrésien, le chef de l'Etat n'en utilise pas moins les ressorts pour capter un électorat d'extrême droite tenté de rejoindre son giron originel.
En exaltant de nouveau contre toute attente, lors d'un discours jeudi à La-Chapelle-en-Vercors (Drôme), les symboles d'un des maîtres à penser du régime de Vichy (1940-1945), Nicolas Sarkozy a fini de creuser un sillon idéologique dont les ramifications tactiques ne laissent pas de doute.
"Il semble évident qu'il puise en grande partie dans le registre de l'extrême droite et que c'est calculé", souligne Régis Meyran, docteur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et spécialiste de l'identité nationale.
François Miquet-Marty, président de l'institut Viavoice, confirme que l'extrême droite a repris du poil de la bête avec la polémique sur la vie intime du ministre de la Culture.
"Le Front national a réussi un coup médiatique avec l'affaire Frédéric Mitterrand, il est en train de reprendre de la vigueur et une partie de son électorat qui a voté pour Nicolas Sarkozy en 2007 est tenté de revenir aux sources".
Les enquêtes d'opinion dénotent une progression du parti de Jean-Marie Le Pen dans les intentions de vote pour les élections régionales de mars 2010, à environ 9% au plan national.
A l'Elysée comme à Matignon, on se défend de convoquer les thèmes porteurs de l'extrême droite - immigration, sécurité, identité nationale - pour conjurer des pronostics électoraux peu favorables à la majorité.
Un ministre concède toutefois que l'une des préoccupations est d'"éloigner la question d'une résurgence du Front national".
INDIGNE
Accusée par le président de la République d'avoir "peur" du débat sur l'identité nationale lancé le 2 novembre par Eric Besson, la gauche dénonce une "manoeuvre" et un "piège".
"C'est indigne du chef de l'Etat que de laisser penser qu'il y aurait d'un côté des bons Français de droite, et de l'autre côté une opposition qui ne connaîtrait pas l'identité nationale et, sous-entendu, qui ne l'aimerait pas", a estimé vendredi sur i>Télé le député socialiste Pierre Moscovici.
Le sénateur socialiste Robert Badinter a dénoncé sur France Inter une manipulation électorale. "Je comprends très bien que les socialistes refusent de s'y associer", a-t-il dit.
"L'identité nationale, pour moi c'est d'une extrême simplicité: communauté de cultures, communauté de valeurs, communauté de destins", a souligné l'ancien ministre de la Justice. "On n'a pas besoin pour ça d'aller dans les préfectures débattre sous la férule d'un féal du président".
En mars 2007, lors de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait déclaré qu'il ne laisserait pas "le monopole de la nation à l'extrême droite".
Le vocable d''"identité nationale", que récusent notamment ethnologues et démographes, a été introduit dans les années 1980 par Jean-Marie Le Pen, lorsque le FN a pris corps en France.
Jeudi, Nicolas Sarkozy, avec l'appui de son conseiller Henri Guaino, a emprunté au nationalisme de Maurice Barrès en multipliant les variations sur "la leçon de la terre", la "conscience nationale", "la terre et les morts" chantés par l'écrivain du XIXe siècle.
"L'ANTI-FRANCE"
"On comprend l'Histoire de France quand on accepte de vibrer avec le souvenir du Sacre de Reims et d'être ému par le récit de la fête de la Fédération", a déclaré Nicolas Sarkozy.
L'identité catholique - le président français juge que le retrait de la mention des "racines chrétiennes de l'Europe" du traité européen est une erreur -, le culte des ancêtres, de la terre, de la famille parcouraient son discours comme le "Roman de l'énergie nationale" de Maurice Barrès.
"Les caractères propres, ethniques et nationaux, nés de variations séculaires, qui différencient le Français de France de l'étranger, ne sont point des métaphores", écrivait l'écrivain dans "Le système nerveux central", publié en 1899.
Des chercheurs se sont alarmés de l'émergence de "normes identitaires" comme autant d'injonctions propres à exclure - des "reconduites à la frontière" de l'identité.
Une réminiscence de "l'Anti-France" de Charles Maurras, dont on a pu retrouver les accents jeudi dans l'évocation d'une "désintégration civique et sociale", avancent certains. Et d'un jour de 2006 quand Nicolas Sarkozy a dit devant des militants UMP: "Si certains n'aiment pas la France, qu'ils la quittent".
Mais pour le chef de l'Etat, "c'est dans la crise de l'identité nationale que renaît le nationalisme qui remplace l'amour de la patrie par la haine des autres".
En empruntant tout autant au "nationalisme fermé", le "nationalisme des nationalistes" théorisé par Michel Winock, et au nationalisme républicain "ouvert" à la Jean Jaurès et à la Charles Péguy, Nicolas Sarkozy cultive une ambiguïté idéologique à même d'inspirer des ralliements divers.
Edité par Yves Clarisse
Sarkozy attaque ceux qui refusent de parler d'identité nationale
Des pépins dans la communication ..non...du Pétain dans le texte! Je n' aurais jamais imaginé vivre ceci!Sly
Hier, 19h50
Nicolas Sarkozy a choisi un haut lieu de la résistance française contre l'occupation nazie pour défendre de nouveau jeudi le débat sur l'identité nationale, lancé par son ministre de l'Immigration Eric Besson et dénoncé par la gauche.
Ce débat n'est pas "dangereux" mais "nécessaire", à un moment "où les repères s'effacent" et où "l'identité devient incertaine", a déclaré le président français devant un millier de personnes - élus locaux, habitants du Vercors et militants UMP - dans un gymnase de La Chapelle-en-Vercors (Drôme).
"Est-ce qu'on défendra nos valeurs, notre civilisation, nos idées ou est-ce qu'on se laissera emporter par des effets de mode successifs ?" leur a lancé Nicolas Sarkozy.
Et de faire la leçon à ceux qui, comme le Parti socialiste, refusent de participer à ce débat "pour les femmes et les hommes qui aiment leur pays", lancé le 2 novembre dernier et qui doit s'achever par un colloque de synthèse le 4 février 2010.
Ce qui est dangereux, c'est de refuser de parler d'identité nationale et "de faire comme si tout allait bien", a-t-il dit.
Nicolas Sarkozy a accusé ceux qui ne veulent pas d'un débat d'en avoir peur : "S'ils ont peur de l'identité nationale française, c'est qu'ils ne la connaissent pas."
Il était allé déposer auparavant une gerbe au pied du mur devant lequel 16 otages de 17 à 38 ans ont été fusillés le 25 juillet 1944 par des soldats allemands, dans le petit bourg montagnard de La Chapelle-en-Vercors (Drôme).
Une façon pour le chef de l'Etat d'illustrer sa conception de l'identité française et de la "fierté" d'être français.
"UN ATOUT DANS LA COMPÉTITION INTERNATIONALE"
Pour illustrer son propos, il a convoqué la défense de la patrie, de la Guerre de Cent ans aux maquisards du Vercors en passant par les soldats de l'An II ; l'héritage de la chrétienté et celui des Lumières ; les valeurs du travail, du mérite et de la famille ; le TGV, Ariane, l'aéronautique et le nucléaire ...
En invoquant cette trilogie travail-famille-patrie, après avoir défendu l'idée, le 27 octobre dans le Jura, que la terre fait partie de l'identité nationale française, il a pris le risque d'être accusé par ses détracteurs de brandir des thèmes renvoyant à la France du maréchal Pétain et de Vichy.
Confronté à mi-mandat et à cinq mois des élections régionales à la pagaille suscitée dans sa majorité par des réformes mal acceptées, à des polémiques à répétition, à un chômage en hausse et des sondages en baisse, il a également renoué avec les thèmes de prédilection de sa campagne de 2007.
Si la France est un des pays les plus divers du monde et ne demande à personne d'oublier son histoire ou sa culture, a-t-il ainsi déclaré, "devenir français c'est adhérer à une forme de civilisation, à des valeurs et à des moeurs".
Il a ainsi réaffirmé, dans un des passages les plus applaudis de son discours, qu'il n'y avait pas en France "de place pour la burka".
"On ne peut pas vouloir bénéficier de la Sécurité sociale sans jamais se demander ce que l'on peut faire pour son pays" ou bénéficier des allocations chômage sans se sentir moralement obligé de tout faire pour retrouver du travail", a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy a également invoqué des arguments économiques et assuré que l'identité nationale était "un atout dans la compétition internationale" et une façon de refuser que la France "devienne une sorte de grand fonds spéculatif".
Il a célébré les vertus de la crise financière et économique internationale, qui "a fait éclater le mythe de l'uniformisation inéluctable et de l'avènement d'une civilisation des nomades, connectés avec le monde entier mais sans ancrage national".
Edité par Yves Clarisse
10 novembre 2009
Sarkozy 9/11 : "des mensonges" (Duflot)
AFP
10/11/2009 | Mise à jour : 13:15 |
La secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot a qualifié de "dérisoire" la polémique sur la présence ou non de Nicolas Sarkozy à Berlin le 9 novembre 1989, estimant toutefois que la "véritable question" est de savoir pourquoi "on a obligé des gens à mentir". "C'est à la fois dérisoire et ça suscite une véritable question", a déclaré Duflot sur i-Télé. "C'est dérisoire parce qu'il (M. Sarkozy) y était le 16 novembre, apparemment tout le monde converge, mais on oblige des gens à mentir pour dire qu'il y était le 9. Vraiment, ça a quel sens ?", s'est-elle demandée.
"Je ne sais pas si c'est la personne qui s'occupe de la page Facebook du président qui s'est gourée, auquel cas, ça arrive, on corrige. Mais s'obstiner à obliger des gens à mentir, c'est invraisemblable", a insisté la tête de liste d'Europe-Ecologie en Ile-de-France pour les régionales de mars. "Ou alors c'est effectivement significatif d'une façon bizarre de vouloir réécrire l'Histoire. Si les désirs du président sont tels qu'il faut que tout le monde obéisse quitte à mentir, c'est bizarre quand même", a-t-elle jugé.
09 novembre 2009
Mur de Berlin: Sarkozy s'arrange avec l'histoire
il y a 1 heure 13 min
Sur sa page facebook, Nicolas Sarkozy raconte son 9 novembre 1989. Le président se dit témoin direct de l'évènement: présent à Berlin ce soir-là, il aurait tout vu. Il accompagne son témoignage d'une photo où l'on peut le voir s'attaquer au mur armé d'une pioche. Lire la suite l'article
Mais le chef de l'Etat, ou la personne qui gère sa page Facebook, aurait semble-t-il pris ici quelques libertés avec l'histoire. En effet, selon Alain Auffray, journaliste de Libération, le récit du président ne tient pas debout. Nicolas Sarkozy explique qu'il aurait senti l'évènement se profiler depuis Paris le matin du 9 novembre et qu'il aurait alors décidé de se rendre à Berlin, avec Alain Juppé et François Fillon notamment. Mais personne à l'époque, à Paris comme à Berlin, n'avait pu prévoir que le soir même le mur allait tomber. L'évènement était totalement imprévisible. Les Berlinois de l'Ouest n'ont d'ailleurs pris l'information au sérieux qu'après 23 heures ce soir là.
Le président ajoute dans son récit qu'à l'annonce de l'ouverture du mur, il se serait joint à un rassemblement enthousiaste au niveau de la porte de Brandebourg, côté Ouest. Mais historiquement, il n'y a eu aucune «annonce» d'ouverture le soir du 9 novembre, et encore moins de rassemblement à l'Ouest. Une foule de Ouest Berlinois ne s'est attaquée au mur que le lendemain matin. Les étrangers ne sont arrivés à Berlin que le 10 novembre pour les plus rapides. Parmi eux, se trouvait peut-être Nicolas Sarkozy. Mais sûrement pas le 9 novembre.
Pourtant hier beaucoup ont cru à ce petit arrangement historique. Une dépêche AFP reprenait d'ailleurs le récit du président, sans vérification:
Nicolas Sarkozy, qui doit participer lundi à Berlin aux célébrations des vingt ans de la chute du mur de Berlin, raconte sur sa page Facebook comment, en ce jour historique, il s'était trouvé dans cette ville, y allant lui aussi de ses "coups de pioche". Une photo nocturne du jeune élu devant le Mur atteste de cette participation.
Selon le journaliste... Lire la suite sur Slate.fr
