Vigi-Infos

"Une information sans concession"

04 juillet 2009

Iran: un allié du Guide suprême accuse Mousavi d'être un agent des Etats-Unis

il y a 49 min

L'ultra-conservateur iranien Hossein Shariatmadari, allié du Guide suprême, a accusé samedi l'opposant Mir Hossein Moussavi d'être un agent des Etats-Unis et de commettre des crimes contre la nation.

Dans un éditorial de son journal, le très conservateur "Kayan", M. Shariatmadari évoque des "documents indéniables" qui lieraient l'ancien Premier ministre, chef de file de la contestation post-électorale, à des puissances étrangères.

L'éditorial préconise la traduction en justice de M. Moussavi et de l'ancien président réformiste Mohammad Khatami pour trahison.

M. Shariatmadari n'assure aucune fonction officielle mais il est un proche conseiller du Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

C'est la première fois que M. Moussavi est qualifié d'agent de l'étranger. L'opposant réclame l'annulation du scrutin présidentiel du 12 juin, entaché selon lui de fraudes massives, et l'organisation d'une nouvelle élection. AP

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03 juillet 2009

Obama: l'Iran ne peut être autorisé à se doter de l'arme nucléaire

Hier, 18h37

Le président américain Barack Obama a déclaré jeudi qu'il n'était "pas réconcilié" avec l'idée d'un Iran possédant l'arme nucléaire dans un délai d'un an.

Dans un entretien à l'Associated Press, il a souligné que les projets du gouvernement américain allaient précisément dans la direction opposée. Un Iran doté de l'arme nucléaire entraînerait probablement une course aux armements dans la région du Moyen-Orient, a-t-il observé. Ce serait une "recette pour une catastrophe potentielle".

Le chef de la Maison Blanche a également souligné que s'opposer à l'obtention par Téhéran de la capacité nucléaire n'était pas simplement une "position américaine". "La plus grande inquiétude n'est pas simplement que l'Iran puisse nous menacer ou menacer nos alliés, comme Israël ou ses voisins", a-t-il fait valoir, soulignant que l'Iran ne devait pas être une puissance nucléaire. AP

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02 juillet 2009

Iran-Liban: le Hezbollah fait le dos rond

il y a 1 heure 11 min

Je trouve décidément surprenant que les médias libanais s'intéressent si peu aux soubresauts qui secouent l'Iran en général, et aux possibles répercussions que ces troubles pourraient avoir sur leur propre pays en particulier. Au-delà des simples dépêches d'agence, rares sont les éditoriaux, articles d'opinion et analyses qui abordent ce sujet touchant pourtant, et de façon très directe, à l'équilibre des forces au pays du Cèdre. Lire la suite l'article

Car bien évidemment, qui dit Iran, dit Hezbollah, poids lourd sur la scène politico-sécuritaire locale mais dont la puissance est intrinsèquement liée au régime des mollahs, son principal pourvoyeur de fonds, d'armes et d'idéologie. Certes, le Hezbollah est fermement enraciné au Liban par le biais d'un support populaire massif, non seulement parmi les populations chiites mais aussi de quantités des chrétiens qui y voient le principal rempart contre l'islamisme sunnite. Mais le parti de Dieu reste à ce jour le plus réussi des produits d'exportation révolutionnaires iraniens, ce dont, jusqu'alors, il ne s'en cachait d'ailleurs pas.

Depuis, le Hezbollah et ses alliés n'ont pas gagné des élections législatives qu'ils pensaient bien remporter. Les déclarations de Hassan Nasrallah, secrétaire général du parti, affirmant sa fierté d'être lié au pouvoir iranien via le Wilayat el Fakih, y sont peut-être pour quelque chose. L'ironie devient en tout cas délicieuse lorsque Nasrallah, trois jours après le début des émeutes en Iran et dans son premier discours post-électoral, exige «en toute politesse» que politiciens et médias libanais s'abstiennent de s'exprimer non seulement sur le Wilayat el Fakih, sous prétexte que cette doctrine appartient au domaine de la foi et en tant que telle est donc protégée par la constitution libanaise, mais aussi sur les événement en Iran. «Je conseille [au 14 Mars, coalition réélue aux dernières législatives] de laisser de côté la question des élections iraniennes. Ils ne devraient pas se mêler d'une question qu'ils ne c... Lire la suite sur Slate.fr

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01 juillet 2009

Iran: Moussavi rejoint par Khatami à la pointe de la contestation

il y a 1 heure 6 min

Malgré les pressions croissantes du régime, l'opposant Mir Hossein Moussavi reste le chef de file du mouvement de contestation en Iran, mais il a été rejoint par l'ancien président réformiste Mohammad Khatami, qui a dénoncé à son tour les résultats officiels de l'élection présidentielle du 12 juin.

Articles liésM. Khatami a qualifié la validation du scrutin par le Conseil des gardiens, principale instance électorale iranienne, de "coup d'Etat de velours contre le peuple et la démocratie". Selon lui, la féroce répression qui a suivi l'élection a mis à mal la confiance de la nation dans ses dirigeants.

"Compte tenu de ce qui a été fait et déclaré unilatéralement, il faut dire qu'une révolution de velours est menée contre le peuple et les racines démocratiques du système", a-t-il souligné dans une déclaration diffusée sur son site Web. "Les manifestations du peuple ont été réprimées, ceux qui devaient protéger les droits du peuple ont humilié le peuple (...) et pourtant il (le gouvernement) parle de réconciliation nationale et de paix", a-t-il insisté.

Une position très proche de celle de Mir Hossein Moussavi, qui a exhorté mercredi ses partisans à continuer leur combat pour les "droits du peuple", à l'occasion de son premier appel à manifester depuis la validation du scrutin.

L'ancien Premier ministre a une nouvelle fois jugé cette élection illégitime et a réclamé, dans un nouveau message mis en ligne sur son site, la libération de tous prisonniers politiques, une réforme du système électoral et l'instauration de la liberté de la presse.

Ce nouveau défi lancé au régime des mollahs intervient alors que la milice des bassidji accuse désormais M. Moussavi de mettre en danger la sécurité nationale et vient, selon l'agence de presse semi-officielle Fars, de demander au procureur général d'Iran d'enquêter sur son rôle dans l'agitation actuelle.

Les bassidji, qui soutiennent le Guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei, reprochent à Mir Hossein Moussavi d'avoir pris part à neuf "crimes et délits", dont une "atteinte à la sécurité de l'Etat", crime passible d'une peine maximum de dix ans de prison.

Sans se laisser impressionner, M. Moussavi s'est déclaré troublé par "la méfiance amère et générale du peuple à l'égard des résultats déclarés de l'élection et du gouvernement qui en est la cause".

L'opposant maintient que l'élection a été entachée de fraudes et se considère comme le vainqueur légitime du scrutin, malgré la confirmation par le régime de la réélection de l'ultra-conservateur Mahmoud Ahmadinejad.

"Il n'est pas encore trop tard", a renchéri le chef de file des contestataires, qui n'est plus apparu en public depuis plusieurs jours. "Il est de notre responsabilité historique de continuer à nous plaindre et de nous efforcer de ne pas abandonner les droits du peuple", a-t-il insisté.

Condamnant par ailleurs les raids des forces de sécurité dans des dortoirs universitaires où "le sang a coulé et des jeunes ont été battus", il a souhaité le rétablissement d'un climat politique "plus honnête" dans la République islamique d'Iran.

Les autorités iraniennes ont elles fermé le quotidien "Etemad-e-Melli", ou "Confiance nationale", allié à Mehdi Karoubi, à la suite des propos tenus par le candidat réformateur à la présidentielle, qui avait jugé le gouvernement illégitime, a rapporté mercredi la formation politique de M. Karoubi.

En revanche, tous les employés iraniens de l'ambassade britannique à Téhéran qui avaient été arrêtés la semaine dernière pour participation présumée à la contestation ont été relâchés, à l'exception d'un d'entre eux, selon la télévision d'Etat. AP

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29 juin 2009

L'Iran hausse le ton avec l'Occident

Hier, 22h04

Des affrontements ont opposé dimanche à Téhéran plusieurs milliers de manifestants à des policiers anti-émeutes, selon des témoins, alors que le régime iranien a durci sa position à l'égard de l'Occident en faisant arrêter des employés iraniens de l'ambassade de Grande-Bretagne. Un geste qualifié de "harcèlement" et d'"intimidation" par Londres, qui a reçu le soutien de ses partenaires de l'Union européenne.

Selon le chef de la diplomatie britannique David Miliband, qui participait dimanche à Corfou (Grèce) à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) et de l'UE, "environ neuf" employés de l'ambassade ont été arrêtés samedi et quatre seulement ont été libérés. Des médias iraniens ont pour leur part rapporté, sans autres détails, que huit Iraniens travaillant pour la mission diplomatique avaient été interpellés.

Ils sont accusés par le régime iranien d'avoir joué un "rôle important" dans le mouvement de protestation qui a suivi la présidentielle contestée du 12 juin, selon la télévision d'Etat et l'agence de presse semi-officielle Fars.

D'après le Foreign Office, plus de 100 personnes, dont 70 Iraniens employés localement, travaillent dans cette ambassade.

"L'idée selon laquelle l'ambassade britannique est d'une certaine façon derrière les manifestations" à Téhéran est "totalement sans fondement", a martelé dimanche David Miliband.

Depuis le début de la crise en Iran, le régime des mollahs reproche à l'Occident d'attiser la contestation et accuse expressément la Grande-Bretagne et les Etats-Unis d'ingérence. Ces tensions ont conduit la semaine dernière à l'expulsion d'Iran de deux diplomates britanniques, mesure à laquelle Londres a répondu symétriquement.

Les ministres de l'UE, qui ont évoqué la question iranienne à Corfou, ont exprimé leur soutien à la Grande-Bretagne en publiant une déclaration qui "réaffirme la solidarité entre Etats membres".

A Londres, une porte-parole du Foreign Office a averti que tout nouvel incident de ce type entraînerait une "réponse forte et unie de l'Union européenne". Elle n'a pas souhaité confirmer les informations prêtant à Londres l'intention de rappeler son ambassadeur en Iran.

Dans le même temps, l'UE s'est dite favorable à une reprise des contacts sur le programme nucléaire iranien, dix jours après la condamnation unanime de la répression en Iran par les Vingt-Sept.

"Nous aimerions beaucoup avoir prochainement la possibilité de reprendre les discussions multilatérales avec l'Iran sur les importantes questions nucléaires", a déclaré le haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères Javier Solana.

Une position partagée par l'administration américaine qui a continué dimanche de prôner le dialogue avec Téhéran, malgré les propos véhéments du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, officiellement largement réélu le 12 juin, à l'égard de Washington.

"Nous souhaitons nous asseoir et parler avec les Iraniens pour leur offrir deux possibilités. L'une les ramènerait au sein de la communauté des nations, l'autre aurait des conséquences très dures", a expliqué David Axelrod, proche conseiller du président Barack Obama.

Dans ce contexte marqué par les tensions diplomatiques, la première grande manifestation post-électorale depuis mercredi s'est tenue dimanche à Téhéran. D'après des témoins, des affrontements ont éclaté entre les policiers anti-émeutes et quelque 3.000 manifestants près d'une mosquée du nord de la capitale iranienne, base de soutien pour Mir Hossein Moussavi, qui a dénoncé des fraudes lors du scrutin du 12 juin et affirmé être le vrai vainqueur de la présidentielle.

Les troubles autour de la mosquée Ghoba étaient violents et des témoins ont déclaré à l'Associated Press que des manifestants souffraient de fractures. Une femme âgée aurait été frappée par des policiers, provoquant des heurts entre jeunes et forces de l'ordre. Ces informations n'ont pu être vérifiées de sources indépendantes en raison des restrictions imposées aux journalistes en Iran.

Un peu plus tôt, le guide suprême de la révolution, l'ayatollah Ali Khamenei, avait lancé un appel à l'unité nationale, invitant les partisans de M. Ahmadinejad et ceux de l'opposition à "ne pas dresser les uns contre les autres". Il avait néanmoins définitivement entériné le 25 juin les résultats du scrutin.

Dans ces conditions, le principal candidat d'opposition, Mir Hossein Moussavi, a annoncé dimanche son refus de participer à la commission spéciale de recomptage portant sur 10% des bulletins de vote du 12 juin. Dans un communiqué publié sur un site de partisans, il a rejeté la proposition du Conseil des gardiens de la Constitution et réclamé une nouvelle fois l'annulation du scrutin. AP

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28 juin 2009

Londres proteste auprès de l'Iran après l'arrestation d'employés de l'ambassade britannique à Téhéran

il y a 43 min

Londres est "profondément préoccupé" par l'arrestation samedi d'employés iraniens de l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran et dénonce un "harcèlement", a déclaré dimanche à Corfou (Grèce) le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband.

Les employés de l'ambassade sont accusés par le régime iranien d'avoir joué un "rôle important" dans le récent mouvement de protestation qui a suivi l'élection présidentielle contestée du 12 juin. Cette série d'interpellations, annoncées par la télévision d'Etat et l'agence de presse semi-officielle Fars, semble indiquer un durcissement de la position du régime iranien à l'égard de l'Occident.

Selon David Miliband, actuellement à Corfou pour une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OSCE et de l'UE, ces arrestations constituent de l'"intimidation" et du "harcèlement", "inacceptables". Il a qualifié de "totalement sans fondements" les accusations selon lesquelles "l'ambassade britannique est d'une certaine façon derrière les manifestations et mouvements de protestations qui ont eu lieu à Téhéran".

D'après le ministre britannique, certains des employés ont été relâchés, mais les autres restent en détention. Il n'a pas précisé combien, expliquant qu'"environ neuf" employés au total ont été interpellés. "Nous voulons qu'ils soient relâchés, sains et saufs et qu'ils puissent revenir au travail", a-t-il dit, ajoutant que Londres avait fermement protesté auprès de Téhéran.

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont évoqué la question iranienne dans l'après-midi à Corfou, après la réunion de l'OSCE dans la matinée. Ils ont exprimé leur soutien à la Grande-Bretagne. "Nous avons un accord réaffirmant la solidarité entre Etats-membres, particulièrement aux autorités britanniques, concernant les arrestations", a commenté le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini.

A Londres, un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères a déclaré qu'un nouvel incident de ce type entraînerait une "réponse forte et unie de l'Union européenne".

L'Iran a accusé les pays occidentaux d'ingérence, en particulier la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. La semaine dernière, deux diplomates britanniques ont été expulsés de Téhéran, ce qui a entraîné une mesure de retorsion similaire de Londres. Téhéran a déclaré mercredi envisager de réduire ses relations diplomatiques avec la Grande-Bretagne suite aux tensions entre les deux pays nées de la crise politique iranienne. AP

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En silence, des centaines de dissidents iraniens sont arrêtés

Hier, 18h42

Loin des manifestations qui ont émaillé l'après-élection présidentielle, les autorités iraniennes ont arrêté en catimini plusieurs centaines d'opposants depuis le 12 juin, selon des témoins et des ONG. Une vague d'arrestations ciblées, sans précédent depuis la révolution islamique de 1979, destinée à affaiblir le mouvement de contestation de Mir Hossein Moussavi.

Parallèlement aux interpellations au grand jour de dizaines de personnes pendant les manifestations, des miliciens bassidji ont mené, à la nuit tombée, de nombreux raids dans les milieux politiques, journalistiques et estudiantins d'opposition. A la différence des manifestants, la plupart des personnes arrêtées pendant ces opérations n'ont pas été libérées.

"Alors que l'attention du monde est principalement focalisée sur les violences dans les rues iraniennes pendant la journée, les bassidji mènent des opérations violentes dans les appartements des gens la nuit", explique Sarah Leah Whitson, directrice de Human Rights Watch pour le Proche-Orient. "Des témoins nous disent que les bassidji saccagent des maisons, des rues entières, et même des quartiers pour empêcher que soient scandés des slogans d'opposition sur les toits, la nuit".

Ces arrestations ciblées semblent avoir débuté le lendemain de l'élection du 12 juin, qui a vu la victoire contestée de Mahmoud Ahmadinejad. Depuis lors, au moins 230 étudiants, professeurs, journalistes et militants réformateurs ont été interpellés, selon l'ONG International Campaign for Human Rights in Iran (ICHRI).

Outre le frère et plusieurs proches collaborateurs de l'ancien président réformateur Mohammad Khatami, les services iraniens ont également interpellé lundi soir la quasi-totalité des employés du journal de Moussavi, "The Green Word", selon le site Internet du candidat réformateur. Seuls quatre ou cinq employés qui ne se trouvaient pas dans les locaux au moment de l'opération y ont échappé.

Jeudi, ce sont 70 professeurs d'université réformateurs qui ont été arrêtés après avoir rencontré Mir Hossein Moussavi, toujours selon son site Internet. Soixante-six d'entre eux ont depuis été relâchés, selon Hadi Ghaemi, porte-parole de ICHRI.

Parmi les principales personnalités du mouvement réformateur mis sous les verrous figure Ebrahim Yazdi, 78 ans, ancien proche collaborateur de l'ayatollah Ruhollah Khomeini, le fondateur de la République islamique d'Iran. Yazdi était hospitalisé lorsque des agents sont entrés dans sa chambre le 17 juin, ont débranché ses perfusions et l'ont conduit jusqu'à la prison d'Evin, à Téhéran.

"Ils ne m'ont montré aucun document légal ou judiciaire, rien", a déclaré Ebrahim Yazdi, ancien ministre des Affaires étrangères, à l'Associated Press par téléphone depuis Téhéran. "Même en prison, ils ne m'ont pas interrogé. Personne n'est venu me dire pourquoi ils m'arrêtaient".

Ebrahim Yazdi a expliqué avoir été bien traité pendant sa détention, et libéré le lendemain. Mais plusieurs autres membres de son Mouvement pour la liberté de l'Iran demeurent en prison, tout comme des dirigeants d'autres partis réformateurs, dont certains ont officié dans le gouvernement de Khatami.

Ainsi Abdollah Ramezanzadeh, ancien porte-parole du gouvernement de Khatami, Saeed Hajjarian, conseiller de Khatami paralysé depuis une tentative d'assassinat en 2000, et Abdolfattah Soltani, avocat des droits de l'homme arrêté par des forces de sécurité déguisées en clients, selon l'ICHRI.

La fille et quatre autres membres de la famille de l'ancien président Hachémi Rafsandjani ont également fait les frais de ces arrestations. Tout comme une quarantaine de journalistes, parmi lesquels le correspondant de "Newsweek" Maziar Bahari et celui du "Washington Times" Iason Athanasiadis, selon le Committee to protect Journalists (CPJ).

Les villes de provinces comme Hamedan, Zanjan et Shiraz, n'ont pas été épargnées, même si le nombre de personnes interpellées n'a pu être vérifié de manière indépendante.

"Cela vous rend paranoïaque, aucun endroit n'est sûr: ni votre maison, ni l'hôpital", souligne Afshon Ostovar, spécialiste de l'Iran à l'université du Michigan. "Il est beaucoup plus facile d'arrêter des gens la nuit plutôt que de les battre au grand jour. "Il n'y a pas de caméra, pas de preuve, pas d'images". AP

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26 juin 2009

L'ayatollah Ahmad Khatami veut la mort pour les "émeutiers"

il y a 1 heure 19 min

L'ayatollah Ahmad Khatami, proche du Guide de la Révolution islamique Ali Khamenei, a réclamé vendredi l'exécution des principaux "émeutiers" qui contestent dans la rue la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.

"Je veux que les autorités judiciaires punissent sévèrement (...) les principaux émeutiers et ne montrent aucune pitié, afin de donner à tous une leçon", a dit l'ayatollah Khatami lors de son prêche du vendredi à l'université de Téhéran.

Membre de l'Assemblée des experts, qui regroupe 86 religieux élus au suffrage universel et chargés de désigner le guide de la Révolution, Khatami a estimé que les instances judiciaires devaient déclarer les chefs des émeutiers "mohareb", c'est-à-dire "ennemis de Dieu".

"Ils devraient être punis impitoyablement et brutalement", a-t-il dit. Selon la loi islamique, la punition réservée aux "mohareb" est la peine de mort.

Le Conseil des gardiens, organe législatif suprême en Iran, a déclaré vendredi que l'élection présidentielle contestée du 12 juin était le scrutin "le plus sain" de ces trente dernières années.

Le président sortant a été réélu officiellement avec 63% des voix. Ce résultat a déclenché un mouvement de contestation d'une ampleur inédite depuis la Révolution islamique de 1979.

Le Conseil des gardiens a rejeté plusieurs appels du candidat Mirhossein Moussavi, arrivé deuxième du scrutin avec 34% des voix selon les chiffres officiels, à annuler l'élection.

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Dans une vidéo, Ahmadinejad annnonce «un grand bouleversement sur la planète»

Ahmadinejad est un fou illuminé qui sert les interets des forces  du mal, des tenebres! Il est un des artisans majeurs du prochain conflit au Proche Orient!

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25 juin 2009

Nétanyahou et Sarkozy s'accordent sur l'Iran, pas sur les colonies

Les Français s 'en foutent comme de l' an 40 , mais c est tres important ce qui se passe pour notre pays! Avec Sarko et son équipe , la France a fait son retour dans l' Otan et elle se positionne aux cotés d'Israel de la meme manière que les Faucons Rumsfeld ou Chenney l' avaient fait!

Mais pour les Français une chose est plus importante en ce jour , c est le début des soldes!!!!Sly

il y a 3 heures 26 min

Libération.fr

Arrivé hier à Paris, Benyamin Nétanyahou a été reçu dans la foulée par Nicolas Sarkozy. Mais cette première visite officielle en France du Premier ministre israélien ne parviendra pas à éclipser un autre rendez-vous, autrement plus important et manqué celui-ci : «Bibi» ne verra pas George Mitchell, l'émissaire américain pour le Proche-Orient, lors de son séjour parisien. Selon la presse israélienne, cette annulation serait le premier geste d'humeur de Washington envers Israël en réaction à la décision de Nétanyahou de ne pas geler la colonisation en Cisjordanie, comme le réclame Obama. L'entourage du Premier ministre israélien, lui, s'est empressé d'expliquer que le report était l'initiative de Nétanyahou

Ligne dure. Avec Nicolas Sarkozy, le Premier ministre israélien devrait avoir la partie moins difficile. Les deux hommes partagent la même ligne «dure» sur l'Iran et en particulier sur le dossier nucléaire, face à une administration américaine soupçonnée d'être trop encline au compromis. Mais les diplomaties occidentales restent pour l'instant suspendues au bras de fer en cours à Téhéran. «Il y a en Israël, l'espoir d'un changement de gouvernement à Téhéran. Si les modérés l'emportent, le programme nucléaire iranien sera moins menaçant pour l'Etat hébreu, car très probablement destiné à de seules fins civiles», souligne Raphael Israeli, professeur à l'université hébraïque de Jérusalem. «Paradoxalement, l'intérêt immédiat d'Israël est une poursuite de la répression et un maintien des conservateurs au pouvoir. Dans ces conditions, la poursuite du programme nucléaire iranien pourrait pousser la communauté internationale à adopter une ligne beaucoup plus dure à l'égard de Téhéran.»

En dehors de l'Iran, «Bibi» et Sarkozy ont aussi évoqué les sujets qui fâchent : la colonisation, le processus de paix, l'avenir de la bande de Gaza Et ceux qui... lire la suite de l'article sur Libération.fr

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